Des solutions à notre portée

La diminution des émissions des gaz à effet de serre passe par un changement important des habitudes de consommation et des méthodes de production.


Dans la situation d’urgence actuelle, la façon la plus simple et la plus efficace de diminuer son empreinte carbone, est de réduire à la source la consommation de matière et d’énergie à tous les niveaux : alimentation, vêtements, habitation, déplacements des personnes et des produits, etc. 

Réfléchir à notre mode de vie

Si tout le monde vivait comme les Canadiens, nous aurions besoin de 4,8 planètes pour disposer des ressources suffisantes à notre consommation.

Réévaluer nos habitudes de consommation

Les produits d’épicerie encore consommables qui se retrouvent dans des sites d’élimination au Canada suffiraient à nourrir la population canadienne pendant cinq mois. 

Les Québécois produisent en moyenne 750 kilos de déchets non récupérés par personne par an et jettent 24 kilos de vêtements par année. 

Chaque année, la population québécoise utilise un milliard de sacs de plastique, et achète un milliard de bouteilles d’eau, dont 600 millions ne sont pas recyclées.

Source : Québec ZEN

Refuser le gaspillage et le superflu

Réemployer au lieu d’acheter du neuf

Se donner des cibles de réduction et choisir les moyens pour les atteindre

Pour amorcer une réflexion, voici un extrait - page 25 - de Québec ZéN (Zéro émission nette).

Cette feuille de route en construction, portée par le Front commun pour la transition énergétique (qui regroupe 1,7 million de personnes au Québec), propose une vision et une démarche globale pour arriver à un Québec carboneutre. C’est un document essentiel et une source exceptionnelle d’informations.

« On a connu les 3R, les 4R, les 5R et bien d’autres déclinaisons du concept des « R » intégrant des mots comme Réduire, Réutiliser, Recycler, Récupérer, Réparer, Redonner, Réimaginer, Revaloriser, Relooker, Reconditionner et plusieurs autres, complétés dans certains cas par le V de Valoriser ou le C de Composter. 


L’humanité étant aujourd’hui confrontée à un risque existentiel directement lié à la surexploitation des matières et de l’énergie, nous adhérons quant à nous à une hiérarchie des «R» qui donne la toute première place au mot Refuser : refuser les objets à usage unique, les emballages, l’obsolescence programmée, les biens de mauvaise qualité, les déplacements superflus, les placards qui débordent, les cadeaux inutiles, le remplacement d’un appareil qui fonctionne encore, etc.


Nous donnons ensuite la priorité à Réemployer, terme que nous utilisons pour décrire toutes les manières d’éviter la production de nouveaux biens en prolongeant la vie des biens existants que nous serions autrement tentés de jeter aux ordures ou au recyclage. Le réemploi peut se faire en réutilisant les biens à la même fin (1). ou à de nouvelles fins (2).


(1) Par la consigne, la réparation, l’échange ou l’achat de biens usagés, par exemple. 
(2) On peut utiliser un objet à de nouvelles fins sans le modifier ou en utilisant ses composantes initiales pour assembler de nouveaux objets. 


Le recyclage, qui vise à transformer des déchets par des procédés chimiques ou mécaniques afin de les réintroduire, comme matières premières, dans le cycle de production de nouveaux biens, apparait dans cette optique comme une solution à utiliser en tout dernier recours, L’empreinte écologique directe de cette option est considérable puisqu’elle repose sur le transport d’énormes volumes de matières résiduelles et sur des procédés industriels énergivores pour transformer la matière. Plus fondamentalement encore, le recyclage ne réussit d’aucune façon à juguler la surconsommation et donc la surexploitation des ressources servant à la fabrication des biens, à leur transport et à leur distribution. Loin de signaler uniquement un problème de gestion, la crise du recyclage qui sévit présentement au Québec illustre éloquemment la démesure du volume de biens en circulation.


P. S. Le compostage occupe une place à part tout en haut de cette hiérarchie, à la condition de ne pas être nourri par le gaspillage alimentaire. »

 

Cette démarche de réduction de la consommation à la source, en plus de réduire efficacement les GES, procure de nombreux avantages pour les communautés locales, en termes de résilience et de solidarité. De là naît une économie de partage qui favorise les services de proximité, la créativité et le développement d’une économie locale et régionale plus autosuffisante. 
 

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