Mis à jour : mars 16


Eh oui! C’est déjà l’hiver! Avec six mois de froid et de neige par année, est-ce vraiment possible de manger local pendant 12 mois? Bien sûr que oui!


Manger local, qu’est-ce que ça veut dire?


Bien entendu, tout ne pousse pas au Québec. C’est pourquoi manger local, c’est privilégier la consommation d’aliments frais cultivés ici ou de produits transformés près de chez soi. Repérez les logos de ces certifications sur les emballages de

produits :


Un produit certifié Aliment du Québec est entièrement québécois ou composé d’un minimum de 85 % d’ingrédients d’origine québécoise, dont tous les ingrédients principaux. La transformation et l’emballage de ces produits doivent aussi avoir été faits au Québec.


La certification Aliments préparés au Québec atteste qu’un produit a été entièrement transformé et emballé au Québec. Si les ingrédients principaux composant ce produit sont disponibles en quantité suffisante au Québec, ils doivent être utilisés.

Pourquoi manger local?


Les avantages à manger local sont considérables, que ce soit pour vous, pour les producteurs locaux ou pour la société en général. Des exemples?


Un fruit ou un légume qui provient d’un producteur maraîcher à quelques kilomètres de chez vous sera cueilli à maturité. Il aura donc développé plus de nutriments. De plus, la réglementation québécoise sur l’utilisation des pesticides est plus sévère qu’à l’étranger = BON POUR VOTRE SANTÉ.


En saison, les produits locaux sont souvent moins chers que ceux importés = BON POUR VOTRE PORTEFEUILLE.


Acheter directement chez le maraîcher vous fait rencontrer des gens sympathiques et le prix que vous payez va en entier au producteur = BON POUR VOTRE MARAÎCHER.


En achetant des produits locaux, vous contribuez à maintenir des emplois dans votre région = BON POUR L’ÉCONOMIE D’ICI.


Vos produits locaux n’auront pas été trimballés sur des centaines, voire des milliers de kilomètres pour se rendre jusqu’à vous = BON POUR L’ENVIRONNEMENT.


Nos trucs pour manger local à l’année


Pendant la belle saison, manger local c’est facile! Faites un potager, fréquentez les marchés publics, pratiquez l’autocueillette ou abonnez-vous aux paniers de produits d’un fermier de famille de votre localité.


Profitez de l’abondance et des bons prix pour faire des réserves. Congelez des petits fruits pour vos smoothies. Le maïs et les petits pois se congèlent également très bien une fois cuits et vous n’aurez qu’à les réchauffer pour retrouver un goût d’été dans votre assiette!


Transformez vos fruits en compote ou vos légumes en potage. Ce sera rapide et savoureux lors des froides journées d’hiver.


Découvrez la mise en conserve et la lactofermentation, deux façons ancestrales de conserver les légumes. Explorez aussi la déshydratation, un procédé consistant à « assécher » les aliments.


Aménagez un espace frais dans votre sous-sol où stocker pommes de terre, oignons, ail, carottes, navets, choux d’hiver et courges d’automne. Ils se conserveront facilement jusqu’en janvier!


Alors, prêt à manger local toute l’année?



Mis à jour : mars 16

Pour manger des légumes locaux pendant toute l’année

Qu’ont en commun le kimchi coréen, la choucroute bavaroise et les cornichons québécois? Ils sont tous des moyens de conserver des légumes grâce au processus de lactofermentation. Dans l’histoire de l’alimentation, bien avant l’arrivée des réfrigérateurs et de la mise en conserve par stérilisation, la fermentation était utilisée pour conserver les aliments : fromages à pâte dure, saucissons et jambons, vin et cidre n’en sont que quelques exemples.


Curieux d’en savoir plus? Voici quelques informations sur le sujet tirées des ateliers offerts en octobre par Léa Charest de La Ferme Hantée de Lotbinière.


La lactofermentation, c’est quoi?


C’est une méthode de conservation vivante qui utilise le sel et prive d’oxygène. Vivante? Oui! Par la production de bactéries lactobacillus; de bonnes bactéries déjà présentes dans notre système digestif.


On peut conserver quoi?


Presque tous les légumes peuvent être lactofermentés. Cette méthode est théoriquement plus sécuritaire que le cannage à domicile par pasteurisation. Pourquoi? Parce que la stérilisation et la pasteurisation consistent à tuer toute trace de vie dans les aliments. Si la pasteurisation n’a pas été faite adéquatement, des organismes, tel le botulisme, peuvent se développer et être dangereux pour la santé. La lactofermentation, quant à elle, crée dans chaque pot un écosystème produisant de l’acide lactique et du CO2 qui créent des conditions défavorables à la prolifération de bactéries nuisibles à votre santé.


Comment c’est fait?


La méthode de préparation utilisée sera différente selon la teneur en eau des légumes. Peu importe la méthode, une concentration en sel de 1 à 2 % est visée. Au-delà de ce ratio, la fermentation sera ralentie, voire complètement impossible.

Il est important d’utiliser du sel non iodé, comme du sel de mer, du gros sel ou du sel kasher.


Les préparations de légumes râpés, comme la choucroute, sont mélangées directement au sel et l’eau des légumes est extraite par osmose. Après quelques heures, les légumes sont dégorgés. Plus ils sont coupés finement, plus le sel accomplira efficacement son travail.


Lorsque les légumes sont coupés plus grossièrement, comme dans le kimchi, ils sont placés dans une saumure, c’est-à-dire de l’eau salée, pour compenser le manque d’eau extrait des légumes.


Après deux à trois semaines, le mélange est transféré dans des pots hermétiques qui seront gardés au froid pour stabiliser la fermentation.


Une méthode de conservation aux nombreux avantages


En plus d’être une méthode sécuritaire de conservation, la lactofermentation a de nombreux avantages pour notre santé : les légumes crus sont rendus plus digestes, ils gagnent de subtiles saveurs et conservent toutes leurs vitamines. Leur potentiel nutritionnel est même augmenté par la présence de probiotiques – ces fameuses bactéries si bonnes pour le système digestif et la flore intestinale.


Vous souhaitez en savoir plus? Surveillez la page Facebook de la Ferme Hantée pour connaître leurs activités! facebook.com/lafermehanteelotbiniere



Mis à jour : mars 16


Paniers de légumes chez le producteur ou livrés au travail, kiosques à la ferme, livraison de produits régionaux à domicile, marchés publics... les options pour manger local au quotidien sont variées et en pleine expansion dans la région. S’approvisionner localement offre des avantages indéniables : fraîcheur inégalable, découverte et mise en valeur du terroir, diminution de l’empreinte carbone, choix des méthodes de production.


Le nombre de personnes qui adoptent un « fermier de famille» avec panier hebdomadaire est en constante augmentation. Ces familles choisissent d’encourager les producteurs d’ici qui ont des pratiques et une vision d’agriculture durable. Plus d’une demi-douzaine de maraîchers de Lotbinière offrent des paniers pour la période estivale ou à l’année. Parmi ceux-ci, deux entreprises de la région témoignent de leur expérience.


Ô Jardins de M. Plante, Saint-Édouard-de-Lotbinière


La ferme maraîchère biologique Ô Jardins de M. Plante, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, produit 750 paniers par semaine incluant 8 à 11 variétés de fruits et légumes (pour un total de près de 40 variétés par année!). Les avantages de s’abonner à un service de paniers locaux sont multiples. «En étant abonnés, les gens mangent plus de légumes frais, ce qui a des effets bénéfiques sur leur santé », mentionne le propriétaire de l’entreprise, Jean-Michel Plante. « Ça permet de limiter le gaspillage, car le producteur sait d’avance quelle quantité produire. De plus, en achetant localement, les consommateurs ont un plus grand contrôle sur les méthodes de production et les conditions de travail sur les fermes », poursuit le maraîcher.


Ferme Rosa, Val-Alain


Sarah Parent et Romain Délétraz, propriétaires de la Ferme Rosa, à Val-Alain, ont également choisi de vendre directement aux consommateurs. «Avoir moins d’intermédiaires nous permet de maintenir une plus petite production et d’offrir de meilleures conditions de vie à nos animaux, tout en recevant un juste prix pour notre travail », explique Mme Parent.


Veaux, porcs, agneaux, poulets, dindes et poules pondeuses ont un accè permanent à l’extérieur, où ils sont nourris à l’herbe et au foin. « Grâce à une grande biodiversité animale, la prairie reste saine et nous n’avons pas besoin d’utiliser de pesticides », précise M. Délétraz.


Les légumes flétris des fermes avoisinantes et d’Aide alimentaire Lotbinière sont acheminés et revalorisés à la Ferme Rosa. Ils font le bonheur des animaux et offrent une alternative gagnante au gaspillage. « On produit de la viande de qualité, du slow food qui ne coûte pas plus cher que la viande de l’épicerie à prix régulier, puisqu’il n’y a pas d’intermédiaires. », mentionnent les propriétaires. Et comme le disent leurs clients, quand on goûte à ça, on ne peut plus revenir en arrière!


Expérience gustative et sociale


Les producteurs locaux en circuit court font vivre une expérience gustative et sociale à leurs clients. En travaillant ensemble, agriculteurs et consommateurs participent à créer un terroir autosuffisant et diversifié, capable de nourrir son monde.


Vous trouverez le répertoire des producteurs et transformateurs de Lotbinière sur le site Internet de Goûtez Lotbinière : goutezlotbiniere.com/repertoire/



info@demainlotbinière.ca
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